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Conjonctures des marchés financiers

L’ensemble des classes d’actifs rebondissent fortement depuis le début de l’année, comme en témoignent le CAC 40 (+9,2%) ou le S&P500 (marché américain, +12,8% en euro) au 18 février.
Cette embellie sur les marchés n’est pas venue des chiffres macro-économiques, qui confirment globalement un ralentissement de l’économie mondiale, mais plutôt de la correction d’un excès de pessimisme de fin d’année. Rappelons en effet que le millésime 2018 restera dans l’histoire : en effet durant cet exercice, 90 % des classes d’actifs ont baissé, soit une première depuis deux décennies. Les commentaires nettement plus accommodants des banquiers centraux américains et européens, ainsi que les perspectives d’accords commerciaux entre la Chine et les Etats-Unis, ont soutenu le mouvement haussier au cours des dernières semaines.
Les marchés semblent s’être ajustés au ralentissement de l’activité, et les économistes anticipent un rebond au 2e trimestre, qui serait entre autres porté par des mesures de relances budgétaires en Europe et monétaires en Chine.
Cette vision optimiste sera conditionnée à la résolution des problèmes politiques, notamment l’issue qui sera donnée au Brexit et au différend commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

Le flux de nouvelles économiques a été négatif en Europe : la Commission Européenne a ainsi revu en baisse ses perspectives de croissance pour 2019, en prévoyant une croissance de 1,3% en zone euro (contre 1,9% anticipé en septembre 2018). Le ralentissement est donc acté. Seule consolation : l’indice des directeurs d’achat, un indicateur avancé de l’activité économique, était en légère hausse en janvier.

La situation au Royaume-Uni vis-à-vis du Brexit n’est en rien plus claire : Theresa May tente de renégocier la sortie de l’Union Européenne (« U.E. ») avec les dirigeants européens, qui ont clairement indiqué qu’ils ne voulaient pas amender l’accord sur le « backstop », un dispositif permettant d’éviter une frontière physique entre les deux Irlandes. La position de Theresa May semble chaque jour plus fragile, et la rébellion gronde parmi les parlementaires, qui ont rejeté la semaine dernière une motion détaillant comment le gouvernement de Madame May pensait renégocier avec l’U.E.

Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont fléchi en décembre, mais il est vrai que la consommation n’a pas dû être aidée par le marasme sur les marchés financiers. En revanche les chiffres sur les créations d’emploi (+304 000 en janvier) témoignent toujours de la bonne santé de l’économique américaine.

Les discussions avec la Chine sur le règlement du conflit commercial semblent avoir pris un tournant favorable suite à l’envoi d’une délégation d’officiels américains de haut rang à Pékin. Monsieur Trump a d’ailleurs fait part de son optimisme, se disant prêt à retarder la mise en œuvre de la hausse des tarifs douaniers le 1er mars, pourvu que les discussions progressent favorablement, ce qui est maintenant largement anticipé par les marchés. Les marchés ont par ailleurs bien accueilli les dernières statistiques chinoises marquant un rebond franc des exportations et du crédit.

Notre sentiment sur les marchés financiers

Les marchés actions conservent leur potentiel de valorisation à moyen terme, en particulier en Europe, au Japon et ou dans les pays Emergents où les valorisations sont proches ou en deçà de leur moyenne historique. Mais une résolution ordonnée du Brexit et un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, largement anticipés par les marchés, seront des éléments nécessaires à la poursuite de la hausse.
Les investisseurs pourront alors se concentrer sur la santé économique des entreprises, et l’évolution de leurs profits, qui détermineront la trajectoire des cours boursiers à moyen terme. Sur ce front, les résultats d’entreprise du 4e trimestre ont été dans l’ensemble bien accueillis, et les CEOs restent globalement confiants dans l’avenir.
Les actions européennes restent toujours globalement boudées par les investisseurs internationaux, notamment les valeurs cycliques. Dans une optique long terme, un gérant actif pourra y trouver de nombreuses opportunités d’achat, car les facteurs de soutien existent : un euro compétitif, des prix du pétrole modérés, des taux très bas et des espoirs de relance budgétaire.

Nicolas Boutry, Partner Olifan GROUP

Achevé de rédiger le 20 février 2019 

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