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Le rebond peut-il se poursuivre ?

Le rebond peut-il se poursuivre ?

Les marchés actions ont fortement rebondi depuis le début de l’année. Une hausse à deux chiffres s’est vue dans la plupart des zones géographiques. Les éléments qui ont contribué à cette hausse sont nombreux. Tout d’abord, les banques centrales, de part et d’autre de l’Atlantique, ont un ton plus accommodant. Ensuite, les Etats-Unis et la Chine ont une perspective commune d’accords commerciaux. 

Plus fondamentalement, on a aussi pu noter en février un arrêt de la dégradation de la conjoncture économique en Europe. Certes, les indicateurs d’activité dans le domaine de l’industrie sont toujours en berne, mais l’activité dans les services a su se maintenir, et ce aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis ou en Chine.

Cette résilience de l’activité dans les services a permis d’écarter le scénario de récession envisagé par les intervenants fin 2018. Ce rebond peut-il se poursuivre ?

A court terme, il est clair que la hausse fut rapide et que les bonnes nouvelles (guerre commerciale, banques centrales) sont maintenant globalement dans les cours. Les derniers chiffres d’activité de mars se sont dégradés. L’incertitude plane toujours sur l’issue du Brexit, qui entre maintenant dans sa phase finale. Cela justifie plus de prudence à court terme. A moyen terme, les actions restent à privilégier pour s’exposer à la croissance économique mondiale, toujours supérieure à 3%.

Point en Europe

La production industrielle reste en berne en Europe. Après des surprises positives en début d’année, qui pointaient dans le sens d’une stabilisation de la croissance, les statistiques de mars se sont révélées inférieures aux attentes. D’autre part, l’inflation reste toujours très mesurée, s’établissant à +1,5% en glissement annuel au mois de février, et même seulement 1% hors énergie et alimentation.

La Banque Centrale Européenne vient une nouvelle fois d’abaisser ses perspectives de croissance pour 2019, et conserve un ton toujours accommodant, ne prévoyant pas de hausse des taux en 2020. Elle a par ailleurs annoncé un nouveau programme d’aide au financement des banques qui sera lancé en septembre.

Au Royaume-Uni, l’histoire continue de s’écrire. Chaque jour apporte son lot de nouvelles et revirements de situation au sujet du Brexit. Le parlement a pour une seconde fois rejeté l’accord de sortie négocié par Theresa May le 12 mars dernier. Les jours suivants, il a voté en faveur d’une extension de la date de sortie pour éviter une sortie sans accord (« No Deal » ou « Hard Brexit »). Les dirigeants européens ont accordé une prolongation jusqu’à la date limite du 12 avril. Une exception sera faite en cas d’ultime accord des parlementaires pour le projet de sortie de Theresa May, jusqu’au 22 mai. D’ici là, toutes les options sont encore sur la table. Le parlement britannique va devoir se décider sur la suite qu’il veut donner au Brexit. Soit un rejet unilatéral de l’article 50, soit un nouveau referendum, ou une sortie sans accord (« no deal »). Même si le parlement est majoritairement favorable à un Brexit doux, l’incertitude à l’approche de l’échéance fatidique peut se lire sur la très forte volatilité de la livre sterling.

Point aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les indicateurs d’activité industrielle ont également fléchi. Cependant, ceux des services demeurent bien orientés, tout comme le marché de l’emploi et le sentiment du consommateur. Le ralentissement reste modéré, mais suffisant pour que la Réserve Fédérale communique néanmoins avec un biais très accommodant depuis trois mois.

Concernant les négociations commerciales avec la Chine, on peut noter un retour de l’incertitude, matérialisé par le report en avril de la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.

On voit bien toute la difficulté de concilier les idéologies divergentes de deux grandes puissances qui luttent chacune pour une forme de suprématie économique. Dans le court terme, elles ont toutes deux besoin d’un accord commercial pour raviver la confiance des acteurs économiques. Les statistiques chinoises continuent de faire état d’un fort ralentissement, que les autorités espèrent contrer par le biais d’un plan de relance important (baisse de la TVA, des charges sociales, baisse des réserves obligatoires des banques pour favoriser le crédit).

Notre sentiment sur les marchés financiers

Le scénario finalement plus favorable qui avait rythmé l’actualité des marchés depuis ce début d’année semble marquer une pause. Le fort rebond des marchés, effet miroir du très mauvais dernier trimestre 2018, a intégré la plupart des bonnes nouvelles. Comme la posture plus accommodante des banques centrales ou l’espoir grandissant d’un accord Chine – Etats-Unis.

Il faudra maintenant délivrer sur ces fronts et éviter un « Hard Brexit ». Pour continuer sur un parcours haussier, il faudra s’assurer que la santé des entreprises reste bonne à la vue des résultats du premier trimestre. Face à ces incertitudes, la prudence s’impose à court terme. A moyen terme, de nombreux secteurs sont délaissés notamment en Europe comme certaines valeurs financières ou automobiles. De véritables opportunités d’achat pour l’investisseur qui dispose d’un horizon d’investissement plus long, que les gérants actifs de notre sélection devraient savoir exploiter.

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Synthèse des facteurs clefs :

 Facteurs de risque :

  • US : Hausse de l’inflation due à une hausse des salaires
  • Chine : Ampleur du ralentissement suite aux statistiques du T1
  • Europe : Brexit, récession italienne, potentielles négociations commerciales US – Europe à venir

Facteurs de soutien :

  • Banques centrales accommodantes, investisseurs peu investis, donc des réserves de liquidité importante, décollecte depuis 6 mois en Europe qui rend un rebond possible.
  • Prix du pétrole raisonnable, ce qui soutient la croissance mondiale.
  • Euro faible en soutien des exportations européennes.
  • Plan de relance chinois qui laisse présager un rebond au T2

 

Achevé de rédiger le 25 mars 2019

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