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Réforme 100 % santé : entreprises, prenez les devants

Réforme 100 % santé : entreprises, prenez les devants

La mise en place en 2020 de paniers de soins sans reste à charge pour l’optique, le dentaire et l’audiologie va changer en profondeur les contrats des mutuelles. Il va falloir faire de la pédagogie auprès des salariés : tout ne sera pas gratuit. Pour vivre sereinement cette étape, contactez votre conseiller avant les congés d’été.

Des soins de qualité, répondant à de vrais besoins de santé et remboursés à 100 % par les régimes obligatoires et les mutuelles. C’est le principe de la réforme dite du « 100 % santé », qui sera déployée en 2020 pour l’optique, le dentaire et l’audiologie.

Optique : une sélection de montures à 30 euros

Le dispositif complet est trop complexe pour être détaillé. Mieux vaut donc rester sur des exemples simples. En optique, il existera une sélection de montures de lunettes à 30 euros maximum, intégralement remboursée : 34 modèles pour adultes, 20 pour enfants. En dentaire, les couronnes métalliques seront remboursées à 100 %. Mais les céramo-métalliques ne le seront que pour les dents les plus visibles. Enfin, en audiologie, la prise en charge sera de 100% des frais réels jusqu’à un Prix Limite de Vente (PLV) qui sera de 1 100€ par oreille en 2020, puis 950€ en 2021.

Ces offres remboursées à 100 % n’auront rien d’obligatoire : l’assuré conservera sa liberté. En optique par exemple, il pourra choisir des produits à tarif libre ou associer des montures remboursées à 100 % avec des verres à tarif libre. Mais l’Etat l’incite à la modération ; il fait évoluer les règles des « contrats responsables » et réduit de 150 à 100 euros le montant maximum de remboursement pour les montures.

Avenants : un embouteillage administratif à prévoir

En pratique, quelles vont être les conséquences pour les entreprises  et les travailleurs non-salariés ?

Tout d’abord, ils vont devoir signer un avenant à leur contrat de complémentaire santé actuel, puisque les règles changent. Sachant qu’on compte en France plus d’un million de contrats collectifs, on peut craindre un gigantesque embouteillage administratif. Prenez les devants : contactez nous avant les congés d’été, pour préparer votre avenant et le signer à la rentrée.

Le 100 % santé, ce n’est pas la santé gratuite

Cette anticipation sera d’autant plus nécessaire qu’il va falloir expliquer la réforme aux collaborateurs. Je l’ai dit plus haut, elle est très complexe : aujourd’hui, les professionnels de la prévoyance s’y perdent encore !

De plus, beaucoup de gens interprètent le « zéro reste à charge » comme « demain, on se soignera gratuitement ». Dans une entreprise où je passais récemment, un salarié m’a lancé : « si j’ai bien compris, je vais pouvoir m’offrir des supers implants ».

Le devis préalable doit devenir la règle

Vous avez besoin de temps pour faire de la pédagogie et expliquer le principe du « sans reste à charge », du « reste à charge maîtrisé » et du « tarif libre ».  Chez Olifan Group, nous proposerons des réunions d’information des salariés à tous nos clients.

Nous en profiterons pour donner ce sage conseil, déjà connu en matière d’optique : pas de dépense de santé sans envoi préalable d’un devis à la mutuelle. Encore une fois, les nouvelles règles sont complexes. Évitez les mauvaises surprises et faites des choix éclairés.

Impossible de prévoir l’impact sur les tarifs

Officiellement, les assureurs se sont engagés à ne pas répercuter le 100 % santé sur leurs tarifs 2020. Mais ils les augmenteront sans doute en raison de la hausse de la consommation médicale. Là encore, pas facile d’expliquer que certains soins ne coûtent plus rien mais que les cotisations deviennent plus élevées. Au pire, la réforme pourrait apparaître comme un jeu de dupes.

Et les années suivantes ? Impossible à prévoir. Si les assurés se portent massivement sur les montures de lunettes à 30 euros, les mutuelles feront de belles économies. Mais les particuliers qui ne paient plus rien pour leurs lunettes vont peut-être aller plus souvent chez le kiné ou consommer plus de médecines douces. Dans ce cas, ce qui est épargné d’un côté sera dépensé (et remboursé) de l’autre.

Alors, pas de plans sur la comète : aujourd’hui, la priorité des entreprises est de lancer les démarches et d’informer leurs salariés. Nous sommes prêts à vous accompagner sur ces deux sujets.

Géraldine Gérin, Olifan Group

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