ACTUALITÉS FINANCIÈRES

Conjoncture

Le contexte politique et diplomatique très agité a clairement influé sur l’évolution des marchés tout au long du mois écoulé.

En Italie, le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue se sont finalement entendus. Bien que Guiseppe Conte, le président du conseil des ministres, apparaisse relativement consensuel, force est de constater que le programme commun ne semble pas l’être. Sans même parler de la volonté de réduire l’encadrement européen sur la politique italienne, le seul coût des mesures envisagées comparé au PIB a de quoi inquiéter. Il n’en fallait pas plus pour inquiéter les marchés, qui se sont matérialisés par de fortes baisses sur les obligations italiennes. Depuis, la situation tend à se régulariser mais la tension demeure palpable et sera encore probablement source de volatilité.

Les obligations allemandes ont une nouvelle fois servies de valeur refuge pendant la phase de stress. Pour autant, nous regardons avec attention l’évolution de la situation politique du pays. La question des migrants ou l’acceptation par Angela Merkel d’un budget de la zone euro sont de nature à diviser la majorité constituée. Bien que ne constituant pas le scénario central, les anticipations sur la stabilité européenne qui en découleraient, pourraient être un facteur de stress des marchés.

En attendant, les dernières statistiques européennes demeurent bonnes même si certains les trouvent décevantes eu égard aux attentes. Nous notons un taux de chômage au plus bas depuis décembre 2008, mais remarquons un rebond significatif de l’inflation passant d’un taux annuel de 1,2% à 1,9% à fin mai, dû principalement l’évolution des prix de l’énergie.

La Banque Centrale Européenne n’a pas créé de surprise, en maintenant les taux directeurs au même niveau et en restant particulièrement accommodante. Elle a introduit une nouvelle communication sur la suite de son programme d’achats d’actifs : réduction à 15 milliards d’euros mensuels d’octobre à décembre et arrêt à la fin de l’année. Nous notons que les tombées à échéances seront réinvesties pour une durée indéterminée. La nouvelle ère de normalisation étant préparée avec un visuel d’évolution programmée à un an (même si la durée des réinvestissements n’est pas connue), les marchés ne peuvent être que plus détendus sur ce point.

La FED a, quant à elle, décidé d’une hausse de 0,25% de ses taux. Si celle-ci ne constitue pas une véritable surprise, les propos tenus relativement au rythme de la hausse laissent entendre la possibilité de deux nouvelles interventions d’ici à la fin de l’année. Ceci impliquerait donc 4 hausses et non 3 comme bon nombre d’intervenants l’anticipaient en ce début d’année. Quoi qu’il en soit, nous constatons que le pilotage réalisé est systématiquement adapté aux circonstances économiques et par voie de conséquence qu’il est un signe encourageant sur l’orientation positive actuelle de l’économie américaine.

Ce dernier point n’est pas un luxe pour l’appréhension de la situation outre atlantique en raison de l’instabilité de la posture présidentielle américaine. Après un premier opus que tout le monde pensait clore les débats avec la Chine, voici que Donald Trump s’attaque à nouveau aux tarifs douaniers. L’intensification des tensions commerciales est d’actualité et sera également source de volatilité sur les marchés.

Notre sentiment sur les marchés financiers

Les fondamentaux économiques demeurent solides et les perspectives positives. Si le contexte impose la prudence, nous demeurons positifs sur les actions européennes.

L’Italie n’étant pas la Grèce, les enjeux sont plus élevés. Bien que nous ne croyions pas à une crise d’ampleur, l’incertitude contextuelle fait qu’il convient d’être vigilant sur le niveau d’exposition aux actifs italiens et plus généralement à ceux des pays périphériques. Au-delà de cet ajustement, les actions européennes demeurent une classe d’actif qui a toujours sa place dans l’allocation à moyen terme.

La hausse récente de la croissance anticipée des bénéfices plaide également en faveur des actions US qui ont pourtant d’ores et déjà bien progressées en 2018.

Face aux incertitudes l’approche value pourrait retrouver de l’intérêt. Nous conservons cependant une vision favorable de l’approche croissance dès lors que les actifs sont confiés à des gérants de conviction ayant démontrés leur capacité dans la sélection de titres.

En ce qui concerne les taux il n’y a guère d’évolution. Il semble toujours opportun de privilégier les fonds ayant un univers large d’intervention (multi-stratégie) et en complément de réorienter une partie de l’allocation vers des fonds de performance absolue ou des long/short actions avec ou sans biais directionnel selon le degré de risque souhaité.

Les investisseurs pouvant se montrer brutaux dans leurs décisions de réallocation nous continuons à privilégier une gestion modulable soit par le choix de gérants actifs à même de faire évoluer rapidement la composition de leurs portefeuilles dans le cadre de la gestion libre soit par le recours à une gestion confiée où l’allocation est réajustée selon le contexte dans le respect des termes du mandat donné.

FOCUS SUR LA GESTION IFP

L’IFP est une stratégie financière à moyen – long terme conçue par Olifan GROUP pour optimiser le rendement tout en maîtrisant le risque de vos investissements financiers. L’offre IFP est mise en place via une option de gestion que nous avons confié à deux sociétés de gestion sélectionnée par Olifan Group : La Financière de l’Arc et La Française AM.

La Financière de l’Arc

Le gérant a légèrement réduit l’exposition actions pour pallier le regain de volatilité. L’exposition sectorielle reste toutefois assez cyclique afin de tirer parti du cycle économique favorable.

Le gérant a pris ses profits sur la thématique du pétrole, dans la perspective d’un éventuel relâchement à venir des quotas par Ryad et Moscou qui pèserait sur les prix de l’or noir. La position s’achève sur un gain de l’ordre de 8% sur le fonds Blackrock World Energy en quelques mois.

La Française AM

Suite au fort mouvement du marché, le gérant a arbitré une partie des positions en obligations d’entreprise et bancaires en faveur d’obligations d’état indexées sur l’inflation, tout en réduisant globalement l’exposition obligataire. Sur le front des actions, le gérant a légèrement augmenté son exposition aux actions américaines qui bénéficient d’un contexte économique favorable, l’exposition aux actions européennes restant inchangée.

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Achevé de rédiger le 21 juin 2018,

Christophe Coquillas – Consultant Olifan GROUP

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Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.

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