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Cadres expatriés, comment gérer le risque de change ?

Cadres expatriés, comment gérer le risque de change ?

Gérer un patrimoine financier ou immobilier à l’étranger, c’est être confronté au risque de change. Pour beaucoup de cadres expatriés, cette incertitude se traduit par un sentiment d’insécurité et parfois, par des mauvaises décisions. Quelques règles simples permettent d’affronter ces situations plus sereinement.

La plus-value latente de mes stock-options américaines est au plus haut mais le dollar est en petite forme, faut-il vendre ? La perspective d’un Brexit dur fait chuter la livre, dois-je conserver l’appartement que je possède à Londres ? Comment va évaluer la parité yuan/euro ces cinq prochaines années et en conséquence, dois-je investir dans l’immobilier pendant mon expatriation en Chine ?

Ne cherchez pas à faire «coup double»

Des questions comme celles-là, les cadres internationaux se les posent souvent. Elles les mettent en situation très inconfortable, car le risque de change est permanent et universel : même le franc suisse a connu un sérieux passage à vide en 2013 et 2014.

Au pire, certains expatriés en arrivent à détenir indéfiniment sur un compte courant les centaines de milliers de dollars ou de livres tirés d’une cession d’actif. Ils attendent que l’euro baisse pour les changer. Mais pendant des mois ou des années, leur capital ne rapporte rien.

Pour sortir de cet imbroglio, la première règle est de ne pas chercher à faire « coup double », c’est-à-dire à réaliser une belle opération patrimoniale tout en bénéficiant d’un taux de change favorable. Si vous avez déjà investi en Bourse, vous savez combien il est difficile de vendre au bon moment. Inutile de rajouter une contrainte supplémentaire.

Gérez votre patrimoine comme vous le feriez en France

En pratique, cela veut dire que vous gérerez vos actifs dans la monnaie de votre pays de résidence, sans vous préoccuper des taux de change.

Si le cours de Bourse de votre société bat un record, revendez vos stock-options sans hésiter. Calculez la rentabilité locative votre appartement londonien pour décider si vous le conservez. Évaluez le potentiel du marché immobilier chinois avant d’y d’investir. Mais ne vous encombrez pas avec les taux de change, sauf cas extrême d’une économie en pleine déconfiture. Bref : gérez votre patrimoine comme vous le feriez en France.

Un capital à réemployer? Optez pour les contrats multidevises

Vous avez cédé des actifs dans votre pays d’expatriation et vous cherchez à réemployer ce capital ? Si vous restez dans ce pays, privilégiez une solution « locale » pour éviter une opération de change. Par exemple, investissez dans l’immobilier si vous avez pris le temps de bien cerner le marché.

En revanche, si vous partez, optez plutôt pour un contrat d’assurance-vie luxembourgeois en multidevises. Même si le ticket d’entrée de ces produits est élevé — de 100 000 à 500 000 euros — leur souplesse est inégalable. Vous pouvez par exemple placer 60 000 dollars américains dans une enveloppe, 200 000 livres anglaises dans une deuxième et 50 000 euros dans une troisième !

Votre capital n’est pas converti lorsque vous souscrivez le contrat. Les frais de gestion sont équivalents à ceux d’une assurance-vie française. Olifan Group a sélectionné plusieurs de ces contrats auprès de banques et d’assurances, pour leur niveau de performance et leur attrait fiscal.

Gérez en fonction des marchés, pas des taux de change

Et le risque de change, me direz-vous ?  Il n’interfère pas avec votre gestion de patrimoine : il y ajoute une touche d’opportunisme. Rien ne vous contraint à vendre en une seule fois la totalité de vos actifs. Faites-le au cas par cas, quand les taux de change vous semblent favorables.

C’est très facile avec ces contrats multidevises luxembourgeois, puisque les fonds passent d’une enveloppe à l’autre. Pour vos actifs financiers et immobiliers détenus hors de France, prenez la décision de vendre ou d’acheter en fonction du marché  ; puis ajustez votre timing selon le cours des devises.

Le risque de change, tout comme la fiscalité, peut perturber votre gestion de patrimoine et vous conduire à de mauvais choix. Remettez-le à sa juste place, en second rang : vos gains dépendent d’abord de votre stratégie et de la qualité de votre allocation d’actifs.

Stéphane Arnaud, Partner Olifan Group

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