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Cadres internationaux et patrimoine financier : osez sortir des sentiers battus

Les cadres internationaux se constituent un patrimoine financier à travers leur contrat de retraite par capitalisation et les programmes d’attributions de titres de leur employeur. Mais ces dispositifs « prêts à l’emploi » présentent aussi des limitations. D’où l’intérêt de mettre en place sa propre stratégie.

Pour un cadre international, la forme la plus classique d’investissement financier est le contrat de retraite par capitalisation du pays où il réside. Il est obligatoire ou fortement recommandé, pour compenser la faiblesse du régime de retraite par répartition. L’État propose des déductions fiscales pour encourager les versements. Quant aux employeurs, ils guident leurs cadres : recours à un gestionnaire réputé, création d’une sélection de fonds, classement de ces fonds entre dynamique, équilibré ou sécuritaire, etc.

Capitalisation : pas de sortie avant 58 ans ou plus

« Cet accompagnement est précieux pour ceux qui ont peu de culture financière, reconnaît Stéphane Arnaud, d’Olifan Group. Mais l’objectif de ces contrats est la retraite : il n’est pas prévu d’en sortir avant un âge minimum compris le plus souvent entre 58 à 62 ans , sauf à payer des pénalités et à subir une fiscalité alourdie ». Conclusion : ne pas placer toute sa capacité d’épargne en capitalisation !

Pour investir ailleurs, le plus simple est de viser les programmes d’attribution de titres de votre entreprise à des conditions privilégiées, si vous y avez accès : stocks-options, restricted stock unit (RSU), employee stock purchase plans (ESPP)…

Actions de votre entreprise : limitez votre exposition

Là encore, la formule est attractive. Mais avant de placer, intéressez-vous à la fiscalité de votre pays de résidence. On trouve de tout, depuis l’absence de taxation jusqu’à la double taxation, à l’attribution des titres puis à la réalisation de la plus-value. Vous devez en tenir compte et faire une simulation chiffrée si vous comptez investir beaucoup.

Plus important encore : mesurez votre exposition au risque. Détenir des centaines de milliers d’euros de titres de votre entreprise, c’est déroger à un principe de base : la diversification. Or, aucune société n’est à l’abri d’un revers de fortune ; il suffit parfois d’un nouveau concurrent, d’un retournement de marché ou d’un changement de réglementation. La bonne pratique ? Vendre régulièrement des titres « maison » pour vous diversifier sur d’autres actifs.

Expatriés, misez sur l’enveloppe de l’assurance-vie luxembourgeoise

Comment conduire votre stratégie financière, en complément des deux formules dont nous venons de parler ?

Si vous êtes expatrié, donc éloigné de la France pour quelques années, misez sur une assurance-vie luxembourgeoise. Par rapport à une assurance-vie française, elle offre la possibilité de libeller le contrat en différentes devises et d’investir dans des fonds multidevises : vous pouvez y verser des dollars, des yens, des livres, des francs-suisses etc, et remettre à plus tard la question du change.

De plus, vous bénéficiez de la neutralité fiscale : vos actifs et vos retraits seront soumis à la fiscalité du pays où vous résiderez. Exemple : si vous rentrez en France, vous bénéficierez de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie française, alors que votre contrat est au Luxembourg.

Notez toutefois que les compagnies luxembourgeoises sont nombreuses et que la mise de fonds minimum s’élève à 100 000 euros, voire à 250 000 euros. En outre, la possibilité de choisir à la fois un assureur et une banque dépositaire rend l’accès à cette place financière plus compliqué pour le particulier. Contactez-nous : Olifan Group a établi une sélection de partenaires et vous conseillera dans vos démarches et votre sélection de fonds.

Non-résident : préparez avec soin votre scénario de retour

Si vous êtes non-résident, vous connaissez plutôt bien le pays où vous vivez et vous êtes en mesure d’investir sur son marché financier. Vous pouvez vous lancer seul ou solliciter un gestionnaire local, voire un cabinet international : votre communauté d’expatriés pourra vous aiguiller.

Toutefois, si vous comptez passer votre retraite dans un autre pays – donc rapatrier vos actifs – préparez avec soin votre « atterrissage ». La fiscalité, les taux et les commissions de change peuvent raboter sévèrement les gains engrangés au fil du temps. Et les écarts sont très importants. Un exemple : 0% de taxation des plus-values en Suisse, 30% en France !

En pratique, je vous conseille de définir et de comparer des scénarios : dans quel pays vais-je passer ma retraite ? faut-il vendre avant mon départ ou une fois là-bas ? en partie ou en totalité ? si je vends avant mon départ, à quel moment convertir mes liquidités, auprès de quelle banque ? la situation géopolitique du pays peut-elle bousculer le taux de change ? dans quels actifs financiers réinvestir pour ma retraite ? Etc.

Nous évaluons ces scénarios dans le cadre d’une étude, et nous vous remettons une préconisation argumentée et chiffrée. Contactez-nous pour en savoir plus.

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