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Cadres internationaux, pouvez-vous abréger votre fin de carrière ?

Cadres internationaux et fin de carrière

Stress, tensions internes, réorganisations incessantes, déménagements… Autant de raisons qui incitent des cadres internationaux à cesser leur activité un à deux ans avant l’âge légal. Mais en ont-ils les moyens, et comment s’organiser ? Olifan Group mène pour eux une étude qui chiffre des scénarios et leur indique la meilleure décision à prendre.

Si vous êtes cadre international et que vous décidez à 60 ans de ne pas travailler jusqu’à l’âge légal de la retraite (ou du taux plein), vous n’aurez pas le temps de définir une stratégie patrimoniale ciblée sur cet objectif. Il faut composer avec la situation, telle qu’elle se présente.

L’idéal : licenciement ou rupture conventionnelle

Mais plusieurs options s’offrent à vous. Allez-vous quitter votre employeur via une démission, un licenciement, une rupture conventionnelle ? À quel régime de sécurité sociale serez-vous rattaché jusqu’à votre retraite ? Dans quel pays comptez-vous vous installer ? Comment évolueront vos besoins en revenus ?

Chaque choix va rendre votre scénario de cessation d’activité plus réaliste ou plus fragile. D’où l’intérêt d’en quantifier les effets.

ARE : jusqu’à 7440 euros par mois

Faute d’avoir atteint l’âge minimum du départ à la retraite (62 ans) ou le taux plein, vous serez probablement concerné par l’allocation chômage d’aide au retour à l’emploi (ARE) des salariés du privé. Le préalable sera de satisfaire à l’un des motifs suivants : licenciement pour motif personnel, motif économique ou révocation ; rupture conventionnelle ; non renouvellement de votre CDD ; démission considérée comme légitime, par exemple pour suivre la personne avec qui vous vivez en couple.

Sur la base d’un taux minimum de 57% du salaire journalier de référence (SJR), l’ARE peut aller jusqu’à 7440 euros par mois sur une durée pouvant aller jusqu’à 36 mois pour les 55 ans et plus. Une sécurité très appréciable.

Démission : misez sur les revenus de votre patrimoine

De plus, vous n’êtes pas concerné par la récente réforme de l’assurance-chômage, qui réduit les allocations de 30 % après six mois d’inactivité pour les hauts revenus : elle ne s’applique pas au-delà de 57 ans. Il faut bien qu’il y ait quelques bénéfices à prendre de l’âge…

Votre employeur ne veut pas vous laisser partir ? Vous êtes contraint de démissionner et de renoncer aux allocations chômage. Jusqu’au dénouement de vos régimes de retraite, il vous faudra vivre des revenus de votre patrimoine et peut-être, puiser dans votre épargne.

Nouvelle vie, nouveaux besoins en revenus

Dans tous les cas, vos revenus mensuels vont baisser. D’où l’importance d’évaluer précisément vos besoins, dans le pays où vous séjournerez jusqu’à votre retraite. À combien se monteront vos dépenses obligatoires : logement, santé, transports, impôts et taxes ? Quel budget pour vos loisirs : voulez-vous profiter de tout ou êtes-vous prêt à vous restreindre ?

Il faut déterminer le régime de protection sociale dont vous dépendrez. Avec la Sécurité sociale française, les revenus de votre patrimoine subiront 9,1 % de prélèvements sociaux. Or, si vous avez démissionné, ce seront vos seuls revenus jusqu’à la retraite ! La solution ? continuer à vivre à l’étranger ou si vous résidez en France, dépendre exclusivement d’un régime de Sécurité social de l’Espace Économique européen ou de la Suisse. Ceci jusqu’au dénouement de votre retraite française, qui signifiera automatiquement votre affiliation à la Sécurité sociale.

Dénouement des régimes de retraite : une fusée à plusieurs étages

L’étude Olifan Group ne s’arrête pas à cette période intermédiaire d’un ou deux ans. Nous évaluons aussi l’impact financier et fiscal du dénouement de vos régimes de retraite. En effet, la plupart des cadres internationaux ont cotisé à des régimes complémentaires dans plusieurs pays, dont les âges de départ en retraite diffèrent.

En Suisse par exemple, il est à 65 ans mais il est possible de partir à 63 ans moyennant une décote. Par ailleurs, vous pouvez sortir de ces régimes complémentaires en capital ou en rente. Ces deux formules ne subissent pas la même taxation, et cette taxation varie d’un pays à l’autre.

Le volet financier de vos premières années de retraite aura donc des allures de fusée à plusieurs étages. Vous ferez d’abord valoir vos droits en France, à partir de 62 ans. Cette démarche rendra alors possible le dénouement de vos régimes étrangers, mais suivant leurs règles d’âge. Et c’est sur plusieurs années que vos capitaux ou rentes commenceront à vous être versés, avec ou sans décote selon que vous patientez ou non. Il faudra y ajouter l’impact fiscal et social, en fonction du pays où vous comptez prendre votre retraite.

Pas de décision sur un coup de tête : organisez votre départ

Pour restituer ces différents scénarios, l’étude comporte des graphiques qui mettent en évidence les excédents ou déficits de revenus, des tableaux qui détaillent l’impact du choix de pays, de l’âge d’activation des droits, de la sortie en rente ou en capital, etc. En bas de page, le cadre international trouve une évaluation de ses revenus après impôts, pour chaque situation envisagée.

« Beaucoup sont usés par une longue carrière et veulent s’arrêter au plus vite, conclut Stéphane Arnaud, d’Olifan Group. Mais ils ne doivent pas se décider sur un coup de tête, parce que la coupe est pleine et qu’ils pensent que “ça passera”. Notre étude leur permet de planifier leur départ au mieux et de le vivre sereinement. ». Sur ce sujet comme sur d’autres, il y a ceux qui subissent les événements et ceux qui les organisent à leur profit.

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