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Des marchés confiants sur l’économie qui cèdent sous l’actualité liée au coronavirus

L’année 2020 avait débuté sous des auspices plutôt favorables.

Apaisement des tensions géopolitiques avec la signature de l’accord de phase 1 entre la Chine et les Etats-Unis, et stabilisation de l’activité dans le secteur manufacturier.  A cela s’ajoutait la posture accommodante des banques centrales, ce qui laissait anticiper un rebond de la croissance et un bon début d’année sur les marchés.

Mais l’annonce mi-janvier d’une épidémie de coronavirus en provenance de Chine est venue rebattre les cartes.

L’épidémie a d’abord touché la ville de Wuhan, assez rapidement mise en quarantaine par les autorités chinoises pour enrayer la progression de la maladie.

Les marchés se sont inscrits en baisse, s’ajustant aux nouvelles et tentant d’estimer les impacts de l’épidémie sur la croissance mondiale. Ils se sont assez rapidement repris, s’accordant sur un scénario central qui était celui d’un choc transitoire : il y aurait certes un impact sur la croissance au premier trimestre, mais qui serait rattrapé par la suite.

L’attitude très volontariste des autorités chinoises, qui d’une part n’ont pas hésité à mettre plusieurs villes en quarantaine, et d’autre part à mettre en place des mesures de soutien monétaire et budgétaire, ont rassuré les marchés.

Les bons chiffres de l’économie américaine ont également contribué à soutenir le rebond, comme en a attesté l’activité dans l’industrie, qui repassait en zone d’expansion en janvier, ou les très bons chiffres de l’emploi américain.

Le ralentissement de la propagation de la maladie en Chine a permis aux investisseurs d’entériner ce scénario d’un phénomène transitoire, circonscrit principalement à la Chine, et qui finirait par être contenu, tandis que l’économie mondiale continuait à montrer des signes de résilience.

Mais les nouvelles récentes ne sont pas allées dans le sens attendu, avec une expansion géographique de l’épidémie et de nouveaux cas recensés au Japon, en Corée du Sud, en Iran et en Italie.

Cela provoquait un ajustement du scénario central du marché, les intervenants cherchant à nouveau à évaluer les conséquences de l’épidémie sur l’activité économique. Aussi, dans l’incertitude, les marchés ont fortement corrigé dans la journée du 24 février. La baisse fut indiscriminée, touchant tous les secteurs de la cote, se situant entre 4% et 5% dans les pays développés.

Notre sentiment sur les marchés financiers

Il faut se rappeler que cette correction fait suite à une hausse très forte des marchés en 2019, prolongée depuis le début de l’année, et que face à l’incertitude, des prises de profit sont naturelles.

Nous restons constructifs sur les marchés en 2020.

A ce stade, le coronavirus ne change pas les fondamentaux de l’économie globale, qui continue à tourner sur un rythme modéré de l’ordre de 3% de croissance annuelle.

Dans la mesure où le choc reste transitoire, et que l’épidémie finit par être circonscrite sur un horizon de temps de 3 à 6 mois, à l’image du SRAS, les perspectives de bénéfices des entreprises n’en seront pas impactées sur le moyen terme, même si leurs résultats seront en berne sur un ou deux trimestres.

Dans l’immédiat, on peut s’attendre à ce que la volatilité perdure, les marchés continuant de fluctuer aux rythmes des annonces sur la propagation du virus, qui touche maintenant l’Italie mais devrait logiquement s’étendre à d’autres pays.

En contrepoint, les politiques monétaires coordonnées des banques centrales devraient soutenir les marchés, et aider au rebond dès l’instant où l’expansion du virus sera contenue. D’ici là, ces séances boursières volatiles devraient fournir des points d’entrée attractifs aux gérants de notre sélection, investissant dans des entreprises dont les perspectives de croissance demeurent favorables à moyen terme.

Synthèse des facteurs clefs :

Facteurs de risque :

  • Relations commerciales sino-américaines
  • Nature du programme du candidat démocrate (2e semestre)
  • Epidémie du coronavirus

Facteurs de soutien :

  • Banques centrales toujours accommodantes et perspectives de relance budgétaire.
  • Rendements attractifs des actions
  • Apaisement des tensions géopolitiques

Nicolas Boutry, Partner Olifan Group

Achevé de rédiger le 24 février 2020

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