Le retour des pressions inflationnistes

Les marchés financiers face au risque inflationniste

Les marchés financiers ont retrouvé des épisodes de volatilité au cours du mois de mai, dans un contexte marqué par le retour de l’inflation. Les craintes inflationnistes, aux Etats-Unis notamment, sont venues perturber les investisseurs et ont mis la Fed sous pression. La Banque Centrale a dans un premier temps rassuré les marchés en réaffirmant que ces phénomènes inflationnistes étaient transitoires. Puis, lors de sa dernière réunion le 19 mai, elle a laissé entendre qu’elle pourrait réduire son soutien monétaire, en fonction de l’évolution de l’économie américaine. Il conviendra donc de rester attentif aux prochaines publications économiques Outre-Atlantique. Une amélioration trop rapide de la situation, notamment du côté de l’emploi, pourrait contraindre la Fed à agir plus rapidement que prévu.
Cette problématique inflationniste soulève de nombreuses questions et fait débat au sein même de la classe des économistes. Il n’est évidemment pas illogique de constater une accélération de l’activité économique après la mise à l’arrêt brutal due à la crise sanitaire. Cela explique partiellement la hausse de l’inflation liée en partie à un phénomène technique de rattrapage.

Mais les tendances déflationnistes liées au vieillissement de la population, à l’innovation technologique et à la mondialisation sont toujours présentes et devraient perdurer. Les évolutions sectorielles ont également rythmé l’évolution des marchés financiers au cours des dernières semaines. Ainsi, l’indice Nasdaq des valeurs technologiques américaines a terminé dans le rouge pendant quatre semaines de rang. Les secteurs cycliques ou peu valorisés ont continué à dominer par rapport aux valeurs de croissance, rattrapant ainsi une partie de leur retard de l’année 2020. Ces secteurs profitent pleinement du rebond post-Covid et des anticipations de forte reprise économique mondiale.

Des politiques monétaires au centre de l’attention des investisseurs

Face aux craintes inflationnistes, les taux 10 ans se sont tendus non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Europe. Les taux américains 10 ans après une forte hausse, se sont néanmoins stabilisés sur des niveaux compris entre 1.6% et 1.7%.
Dans ce contexte, les marchés financiers évoluent au rythme des déclarations de la Fed. En effet, les politiques monétaires ultra-accommodantes menées par les banques centrales, dont la Fed et la BCE, ont permis le soutien nécessaire à l’économie avec une injection de liquidités sans précédent. Néanmoins, il faut noter que la Banque du Canada a été la première banque du G10 à démarrer la normalisation de sa politique monétaire. La Chine avait également restreint l’accès au crédit pour éviter une bulle immobilière. Autant dire que les perspectives de telles décisions aux Etats-Unis et en Europe entraineraient un regain de nervosité sur les marchés. La BCE pourrait annoncer une baisse de ses programmes d’achats d’actifs en juin ou en septembre alors que La Fed pourrait annoncer à la fin de l’été une normalisation de sa politique monétaire avec une mise en œuvre effective en janvier 2022.

Notre sentiment sur les marchés financiers

Les perspectives d’une réouverture durable des économies restent le scénario central aujourd’hui, dans un contexte de fort soutien budgétaire et monétaire dans les économies développées. Dans une optique de moyen terme, nous continuons de favoriser les actions au sein de nos allocations, qui présentent selon nous le meilleur rapport rendement/risque. Si nous avons assisté à un rattrapage du style Value sur la première partie de l’année, les valorisations de certaines sociétés de croissance demeurent attractives et pourraient profiter à nouveau d’un bon positionnement et de résultats encourageants au deuxième semestre.

Ce scénario central de normalisation économique comporte néanmoins certains risques qu’il est important de bien avoir en tête : les risques inflationnistes d’une part qui pourraient remettre en cause les politiques monétaires des banques centrales ; l’optimisme et le consensus des investisseurs d’autre part qui pourraient entrainer des corrections de marchés en cas de mauvaises nouvelles exogènes ; Enfin, la crise sanitaire qui est loin d’être maitrisée dans les pays émergents, notamment en Asie du Sud Est.

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Achevé de rédiger le 25 mai 2021 par l’Expertise Investissement Financier Olifan Group

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Publié le 24 mai 2021 par Olifan Group

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