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Marchés financiers : où placer les curseurs ?

La situation est globalement positive tant sur le plan macro que des profits, mais les risques compliquent toujours la lecture des marchés. La volatilité que nous anticipions le mois dernier a bien rythmé le mois écoulé : les dix premiers jours ont été profitables puis l’aversion au risque a refait surface. La fin de cycle en ligne de mire, les facteurs de risque présentent un caractère de plus en plus anxiogène le temps passant. Où en sommes-nous ?

Aux Etats Unis, où les résultats des élections ont été sans surprise, l’attention se porte à nouveau sur les négociations commerciales avec la Chine. La simple annonce de leur réouverture a été un élément de soutien du rebond de début de mois. Les regards se tournent naturellement vers la réunion du G20 (le 30 novembre) qui serait un appui pour faire avancer le dossier et avoir l’accord, tant attendu, entre les deux grandes puissances. Nous notons également que le ralentissement économique plus rapide que prévu en Chine pourrait contribuer à l’obtention d’un compromis.

En ce qui concerne les taux, la FED (la banque centrale américaine), qui a déjà procédé à trois hausses de taux cette année, devrait réaliser la quatrième le mois prochain. Nous remarquons que la volatilité récente des marchés actions est à l’heure actuelle sans impact sur la politique monétaire : certains y verront une confirmation de la robustesse des fondamentaux US et du report dans le temps du retournement de fin de cycle. D’autres à l’inverse s’inquièteront de la rapidité du resserrement monétaire et de ses conséquences futures.

Les taux européens sont plus regardés sous l’angle politique notamment avec l’Italie dont le 10 ans est reparti à la hausse. Le phénomène trouve son explication dans la confrontation en cours avec la Commission européenne et au cours de laquelle l’Italie vient de refuser de revoir son budget.

La Commission demande une réduction du déficit structurel annuel quand le budget proposé représente une hausse dudit déficit. En l’état, la divergence est de taille car avant de trouver un compromis sur un niveau de déficit, encore faut-il que les parties en présence soient en accord sur l’orientation : réduction ou accroissement. La hausse de taux est pour l’instant mesurée, le marché anticipant selon nous la mise en œuvre d’une solution. Mais il ne nous semble pas que les niveaux de taux soit l’expression d’un soutien du marché à la position des instances italiennes pour lesquelles le réveil pourrait être douloureux.

En Europe toujours, sur le front du Brexit, l’espoir est venu de l’annonce d’un pré-accord avec la Commission européenne. Pour autant, le Premier ministre et sa majorité, qui ne tient à rien, n’ont pas encore le soutien du parlement sur leur projet de loi. Eu égard au timing serré et
au potentiel danger d’une sortie sans accord, le parlement pourrait finir par accepter la proposition sans gaieté de cœur. A défaut et à ce stade, il parait difficile de se projeter d’autant que l’important sujet des futurs accords commerciaux ne fait pas partie des négociations actuelles.

NOTRE SENTIMENT SUR LES MARCHÉS FINANCIERS

La politique monétaire plus restrictive de la Banque Centrale Européenne pourrait avoir une connotation négative sur les rendements du Bund. Les tensions politiques relatives au budget italien ainsi qu’au Brexit influent sur les taux, notamment italiens et périphériques. Bien que les rendements réels soient désormais positifs aux Etats-Unis, il parait toujours prématuré de jouer ce biais positif. Dans le contexte, nous restons globalement neutre sur le compartiment taux.

En ce qui concerne le crédit, l’endettement toujours élevé laisse planer un risque sur le compartiment Investment grade dont plus de la moitié des valeurs sont en limite de notation (notées BBB). Pour le haut rendement, les spreads se sont accrus en Europe mais restent faibles et les fondamentaux s’améliorent aux Etats-Unis : eu égard au risque encouru, nous leur préférons les actions.

Sur cette dernière classe d’actifs : les profits sont satisfaisants aux Etats Unis et au Japon ; ils sont un peu plus mitigés en Europe mais restent corrects. La politique monétaire accommodante de la BOJ (la banque centrale du Japon) et la robustesse du marché intérieur aux Etats Unis expliquent probablement cet écart avec l’Europe. Enfin, nous notons que les actions émergentes pourraient tirer profit d’un accord commercial sino-américain. Malgré la volatilité, dès lors que votre horizon d’investissement le permet, la surpondération de cette classe d’actifs fait sens.

Enfin, sur le plan des matières premières, la baisse récente des prix du pétrole mérite un point d’attention. Si les prix se stabilisent ou continuent leur baisse, l’impact des coûts de l’énergie sur l’inflation devraient s’inverser. L’atténuation des tensions sur les prix présenterait l’avantage de soutenir la croissance de la consommation d’une part et de réduire la pression sur les marges des entreprises d’autre part. Ces deux éléments sont également de potentiels soutiens aux marchés
actions.

FOCUS SUR LA GESTION IFP

L’IFP est une stratégie financière à moyen – long terme conçue par Olifan Group pour optimiser le rendement tout en maîtrisant le risque de vos investissements financiers. L’offre IFP est mise en place via une option de gestion que nous avons confié à deux sociétés de gestion sélectionnée par Olifan Group : La Financière de l’Arc et La Française AM.
La Financière de l’Arc
Entre les mois de mai et septembre, les profils gérés par Financière de l’Arc ont été pénalisés par leur biais cyclique. L’écart de valorisation entre les valeurs de croissance défensives et les valeurs cycliques a fortement augmenté suite aux rotations sectorielles qui ont marqué cette phase d’aversion au risque. On peut s’attendre dans les mois à venir à une réduction de l’écart de valorisation entre les valeurs cycliques et les valeurs de croissance, qui serait bénéfique pour les profils de gestion.
La Française AM
Suite à la correction récente, le gérant met en avant le fait que les indices boursiers européens accusent un retard certain en 2018 par rapport aux perspectives de croissance des résultats des entreprises (résultats 2018 + 8% pour le MSCI Europe, Indices – 6% / -8% environ). Le gérant reste donc prudemment optimiste pour la fin de l’année.

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RAPPROCHEZ VOUS DE VOTRE CONSEIL OLIFAN POUR ETUDIER L’ORIENTATION ADAPTEE
A VOTRE EPARGNE.
Achevé de rédiger le 22 novembre 2018

* Les rendements présentés sont nets des frais de contrat et des frais d’option de gestion, mais excluent la fiscalité. Les informations présentées ci-dessus ne constituent ni un élément contractuel, ni un conseil en investissement.

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