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Investir sur le marché non-coté, mode d’emploi

Le non-coté permet aux investisseurs prêts à prendre des risques de viser des rendements élevés. Il est en plein essor et tous les produits ne se valent pas. Voici nos conseils pour investir en confiance.

Niveau d’engagement et risque élevés

Investir en non-coté, également appelé private equity, consiste à acheter des parts d’un Fonds commun de placement à risques (FCPR) investi dans le capital de sociétés européennes à potentiel élevé. Ces dernières peuvent être en phase d’amorçage, ou déjà lancées et en recherche de moyens pour financer leur croissance, interne ou externe.

Les entreprises matures de taille significative, rentables et présentant un réel potentiel de croissance sont à mon avis les plus attractives. Notamment parce que leur valorisation n’est pas polluée par les soubresauts des marchés financiers, par exemple à l’occasion du Brexit.

Le fonds peut entrer dans le capital de ces entreprises dans une fourchette de 25 à 90 % : le niveau d’engagement est élevé, le risque fort mais le rendement annuel très attractif : de 10 à 25 %.

La fiscalité est avantageuse : aucune imposition des plus-values. Celles-ci restent toutefois soumises aux prélèvements sociaux.

Des capitaux immobilisés pour 5 à 7 ans

Au départ, les FCPR étaient réservés à des institutionnels qui investissaient plusieurs millions d’euros. Aujourd’hui ils deviennent accessibles aux particuliers, avec des montants à souscrire de quelques dizaines de milliers d’euros.

Mais les fonds sont immobilisés pour des durées de 5 à 7 ans minimum. Sortir en cours d’opération est très difficile, et ne peut être envisagé que dans des situations d’exception.

La sortie est effectuée par tranches successives, à mesure que le fonds cède ses participations.

Quelle part de ses avoirs investir ?

L’investissement en non-coté ne doit pas excéder 10 % de votre patrimoine financier.

Ce ratio permet de compenser l’illiquidité du placement et d’équilibrer la prise de risque : elle est forte sur la portion investie, elle peut être plus modérée sur le reste de vos avoirs.

Accepter le risque des entreprises de taille moyenne

Lancez-vous sur le non-coté si vous êtes certain d’avoir compris et admis qu’une entreprise moyenne peut stagner, décliner voire disparaître : c’est la loi des marchés et votre capital de départ n’est pas garanti.

Certes, vous misez à travers le fonds dans plusieurs dizaines d’entreprises. Mais la règle de base ne change pas et vos fonds restent immobilisés plusieurs années.

Êtes-vous certain que vous le vivrez sereinement, quoi qu’il arrive ? Vos investissements ne doivent pas être une source permanente d’inquiétude ou d’insécurité.

A quelle société de gestion faire confiance ?

Le marché du non-coté est en plein essor et attire de nombreux acteurs, dont certains sont des gérants expérimentés et d’autres… pas vraiment. De ce fait, les rendements en fin d’investissement varient dans des proportions spectaculaires.

Voici quelques critères à examiner pour évaluer une société de gestion :

— depuis quand existe-t-elle ?

— quels résultats a-t-elle obtenus par le passé ?

— qui sont ses gérants actuels, quels sont leur parcours et leurs résultats ?

— dans quel type d’entreprises investit la société de gestion : activité, montant de capitaux propres, rythme de croissance du chiffre d’affaires et du résultat d’exploitation… Et quelle part du capital acquiert-elle ?

— comment gère-t-elle ses relations avec le management en place ?

Olifan Group réalise ces évaluations pour le compte de ses clients et leur propose des opérations en nombre limité, à des conditions parfois exceptionnelles. A titre d’exemple, il nous est arrivé de leur ouvrir des fonds normalement réservés aux grands investisseurs institutionnels.

Patrick de Laporte, Axios ParisPatrick de Laporte

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