Prenons l’exemple de Marc et Hélène, 52 et 50 ans, mariés sous le régime de la communauté et parents de deux enfants. Leur maison, dont le crédit est soldé, est estimée à un million d’euros. Le couple perçoit 9 000 euros nets par mois, assume 6 500 euros de charges courantes et détient 25 000 euros sur des livrets. Sur le papier, leur patrimoine net atteint 1 025 000 euros. Dans les faits, leur épargne disponible couvre à peine quatre mois de dépenses et leur capacité d’épargne de 2 500 euros mensuels reste en grande partie sur leur compte courant.
Le diagnostic conduit à une stratégie progressive. L’épargne de précaution est d’abord portée à six mois de charges. Des versements réguliers sur un plan d’épargne retraite, pertinents au regard de leur tranche marginale d’imposition de 30 %, réduisent leur impôt tout en préparant la retraite. Un contrat d’assurance-vie alimenté chaque mois accueille une allocation diversifiée. Une acquisition de SCPI financée à crédit sur quinze ans complète l’ensemble et leur procurera des revenus complémentaires à l’horizon de leur départ à la retraite. Une donation entre époux vient enfin renforcer la protection du survivant.
Comparons avec Thomas et Claire, même âge et mêmes revenus, dont la résidence vaut 600 000 euros et qui détiennent 400 000 euros répartis entre assurance-vie, plan d’épargne en actions et immobilier locatif. Leur patrimoine net est équivalent, mais leurs possibilités d’action sont immédiates : arbitrages entre supports, transmission anticipée par l’assurance-vie, financement d’un projet familial. À valeur égale, la composition du patrimoine fait toute la différence.