Monsieur et Madame R., âgés de 66 et 64 ans et mariés sous le régime de la communauté, détiennent quatre studios meublés à Lyon et Grenoble, d’une valeur totale de 640 000 euros, qui génèrent 48 000 euros de recettes annuelles. Leurs deux enfants présentent des profils contrastés : Claire, 38 ans, cadre, perçoit 65 000 euros de revenus d’activité, tandis que Thomas, 26 ans, perçoit un salaire de 21 000 euros.
Si la succession s’ouvre selon les seules règles légales, à valeur constante, chaque enfant reçoit une quote-part indivise des quatre studios et 24 000 euros de recettes annuelles. Thomas franchit alors les deux seuils du statut de loueur professionnel. Sur le plan fiscal, chaque enfant reçoit 160 000 euros de chaque parent, soit 60 000 euros taxables après abattement et environ 10 200 euros de droits par transmission. Le coût total atteint près de 40 800 euros pour la famille.
Le conseil Olifan a retenu une donation-partage de la nue-propriété. À l’âge de Monsieur R., la nue-propriété représente 60 % de la valeur, soit 384 000 euros. Chaque enfant reçoit deux studios d’une valeur de 192 000 euros en nue-propriété, soit 96 000 euros de chaque parent, entièrement couverts par l’abattement. Les parents conservent les loyers et consomment leur stock d’amortissements. Au décès, l’usufruit s’éteint en franchise de droits, et Thomas, devenu propriétaire de deux studios distincts, pourra choisir pour chacun entre location meublée et location nue selon sa situation à cette date.
L’opération réduit les droits d’environ 40 800 euros, supprime l’indivision entre les enfants et donne à chacun la maîtrise de son statut fiscal.